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Maxence Favre

L'histoire de l'armement
et du maniement des armes.

Conférences, ateliers, visites et conseil historique. Un master de recherche derrière chaque intervention, une épée dans les mains, et des sources que vous pouvez aller vérifier.

Maxence Favre tenant un Messer
Portrait réalisé par la photographe professionnelle Diana Matthess lors de l'événement Shlassbourg à Strasbourg, les 28 février et 1er mars 2026.

Ce que je propose

Des conférences, des ateliers, des visites et du conseil historique sur les armes et le combat.

Pour qui

Communes, médiathèques, musées, festivals, collèges et lycées. Et les studios de jeu vidéo ou de cinéma pour le conseil.

Comment ça se passe

On échange, je propose, vous validez. Devis sur demande, adapté à votre budget.

Partout en France, et ailleurs en Europe. Je me déplace.

« Vous pouvez aller moins vite, s'il vous plaît ? »

Des spectateurs, pendant une démonstration d'escrime au prieuré de l'Enfourchure, à Dixmont.
La demande était sérieuse. Nous ne ralentissons pas pour le spectacle : nous allons à la vitesse à laquelle ces gestes se faisaient.

10interventions
réalisées
7mois
d'activité
15 à 30personnes
par conférence
1master de recherche
en histoire

L'idée qui change tout

Le combat est une conversation.

« C'est une conversation où on risque de mourir, c'est une conversation où on s'engueule, mais c'est une conversation. »

On imagine un combat comme une suite de coups : je frappe, je me protège. En vrai, il faut regarder l'autre, comprendre ce qu'il propose, et répondre à ce qu'il vient de faire. Il faut écouter avant de répondre, même quand la réponse peut tuer.

Ce n'est pas pour rien que les vieux manuels appellent cela un art.

Tout part de là. C'est pour cette raison que je lis les traités dans le texte, que je montre les gestes à leur vitesse réelle, et que je ne fais pas de spectacle.

Duel d'escrime à l'épée longue en tenue moderne
Duel d'escrime amical entre Louis Marquet et Maxence Favre. Photographie William Bernard.

Trois métiers, un seul sujet

Ce que les armes disent des gens qui les portaient.

Une arme n'est pas un objet décoratif. C'est un outil conçu pour une main, un corps, une époque et une intention. Ce qu'elle peut faire, ce qu'elle ne peut pas faire, et la manière dont on l'apprenait : tout cela est écrit, dessiné, et vérifiable.

Recherche

Un master de recherche en histoire médiévale, consacré à l'usage de la lance dans la Saga de Njáll le Brûlé. La lecture des traités dans le texte : Fiore dei Liberi, Di Grassi, Liechtenauer et ses glosateurs. Une traduction d'Andre Lignitzer sur l'épée bocle.

Conseil

Pour un jeu vidéo, un film, une série, un escape game ou un événement. Comment un corps se déplace quand il tient un objet fait pour tuer, ce qu'une source dit vraiment, et ce qu'elle ne dit pas. Un contrat de conseil historique est en cours sur un escape game médiéval à Saint-Julien-du-Sault.

Médiation

Conférences, visites, ateliers, démonstrations. À partir d'un objet, d'un lieu ou d'un film que le public connaît déjà : un gisant dans une église de village, une série télévisée, une scène de bataille au cinéma.

Ma manière de travailler

Ce que je ne fais pas.

Une manière de travailler se lit mieux dans ce qu'on refuse que dans ce qu'on promet.

Je travaille en tenue moderne, et c'est une méthode

J'étudie surtout le combat sans armure. Ma tenue moderne de protection n'est pas un pis-aller : c'est elle qui rend le travail possible. Elle me permet de frapper le corps, le visage, les coudes, sans me blesser ni blesser mon partenaire. Sur ma manière d'étudier les sources, elle n'est pas négociable.

Le costume, lui, est un autre métier. Reconstituer un vêtement civil crédible demande un travail de recherche aussi lourd que tout ce que je fais déjà sur l'escrime. Je ne peux pas mener les deux, alors je ne le fais pas. Pour l'instant. Le jour où j'en porterai un, ce sera parce que j'aurai fait ce travail.

Je ne réduis pas l'histoire à l'émotion

L'émotion est un bon moteur, et je m'y laisse prendre comme tout le monde. Ce que je n'accepte pas, c'est qu'on s'arrête à la première.

J'ai passé des années sur le monde scandinave : mon master de recherche porte sur une saga islandaise. Beaucoup de gens y arrivent par une série, par le sang et les meurtres. Or les sagas, les rites, les textes, le regard que portaient sur eux l'Empire carolingien, les Scandinaves ou les Anglais, tout cela fait apparaître un univers entier. Un voyage dans l'art, dans les langues, dans les textures, les goûts et les couleurs.

Ce que j'enseigne aujourd'hui relève surtout du XVe siècle. Mais le principe ne change pas d'un siècle à l'autre : on va chercher sous la première image, et c'est là que tout devient intéressant.

Je ne m'adresse pas aux enfants par défaut

On parle de violence, d'armes et de maniement, à un niveau de détail qui demande de la concentration. L'essentiel de ce que je propose s'adresse donc à un public adulte.

Les interventions scolaires, elles, sont conçues pour des élèves, et ce sont eux la cible. Les spectacles restent accessibles aux enfants, mais ils ne sont pas construits pour eux.

Interventions

Ce que je peux proposer.

Chaque intervention se construit avec vous. Soit je propose un sujet, soit vous partez de ce que vous avez sous la main : un monument, une pièce archéologique, un thème de saison, un film.

Conférence

1 h 30 + 30 min de questions · Public adulte

Un sujet historique, un lieu précis, ou une entrée par la culture populaire. Les deux dernières portaient sur Game of Thrones et sur Le Seigneur des Anneaux, confrontés aux sources.

Visite guidée

En extérieur ou en monument

Le parcours d'une ville ou d'un édifice lu par ce qui s'y trouve d'armes et de combat : représentations, stèles, gisants, iconographie.

Atelier

Format modulable · Avec matériel

Manipulation, initiation et démonstration encadrées. C'est le format où le public comprend avec les mains ce qu'aucune image ne fait comprendre.

Intervention scolaire

1 h par classe, ou 2 h en demi-journée

Conçue pour des élèves, à partir du patrimoine qui se trouve à côté de leur établissement. Réalisée en primaire, en préparation pour les collèges.

Spectacle et démonstration

À deux intervenants

Escrime historique jouée devant public, à vitesse réelle, avec la médiation qui va avec. Pour un festival, une fête, une journée du patrimoine.

Conseil historique

Au projet, avec suivi

Pour un jeu vidéo, un film, une série, un escape game. Relecture historique, cohérence de l'armement, plausibilité des gestes, chorégraphie, et présence sur le terrain si le projet le demande.

Devis sur demande. Les tarifs varient trop d'un projet à l'autre pour être affichés honnêtement. Ils s'adaptent à la demande, au format et aux moyens de la structure. Quand un projet me tient à cœur et qu'il n'a pas de budget, il m'arrive de le faire bénévolement.

Étape 1

Vous m'écrivez

Une date, un lieu, un public, même une envie floue. Un mail suffit.

Étape 2

On construit ensemble

Soit je propose un sujet, soit on part de ce que vous avez déjà : un monument, une pièce, une date.

Étape 3

Je vous fais un devis

Adapté au format et à vos moyens. Sans surprise, et sans engagement.

Étape 4

J'interviens

J'arrive avec mes armes et mon matériel. Vous n'avez rien à prévoir de spécial.

Ce qu'il faut prévoir

Durée
2 h pour une conférence, 1 h par classe en collège, une demi-journée ou une journée pour un atelier ou un spectacle.
Salle
Une salle ordinaire suffit pour une conférence. Pour une démonstration, il faut un espace dégagé d'environ 5 mètres sur 5, à l'intérieur ou dehors.
Matériel
J'apporte mes armes et mon équipement de protection. Il me faut un vidéoprojecteur pour les conférences, rien de plus.
Public
Adultes pour les conférences. Les interventions scolaires sont conçues à part, pour des élèves.
Combien de personnes
De quinze à une soixantaine selon le format. Dites-moi votre jauge, j'adapte.
Délai
Écrivez-moi le plus tôt possible : les déplacements se regroupent, et une date calée tôt coûte moins cher à tout le monde.

J'interviens partout.

Cette activité est nomade, et c'est un choix. Elle n'est attachée à aucune ville. Où que vous soyez en France, et ailleurs en Europe, vous êtes légitime à me proposer une date.

Un conseil pratique : les déplacements se regroupent. Si plusieurs structures d'une même région veulent une intervention, dites-le moi, on cale les dates ensemble. C'est plus simple pour tout le monde, et cela rend possibles des projets qui ne le seraient pas isolément.

Références

Là où je suis intervenu.

Indès a été créée en janvier 2026. Voici l'intégralité des interventions réalisées depuis, sans sélection.

DateInterventionPublic
14 et 15 février 2026Atelier « L'épée longue : frapper sans la lame » au Marquis'Attack, organisé par le Cercle d'Escrime du Lac d'Annecy, avec Louis MarquetBénévole
14 et 15 février 2026Co-instructeur sur l'atelier « Messer de Bataille, techniques de combat dans l'Empire » de Louis Marquet, au même événementBénévole
18 avril 2026Conférence sur les stèles funéraires de l'église de Cudot, centrée sur le chevalier au XIIIe siècle~30 personnes
2 mai 2026Visite de la ville de Joigny par son armement : armes des XIVe et XVIe siècles dans les églises~15 personnes
21 mai 2026Atelier scolaire de deux heures à l'église de Cudot, sur les stèles funérairesClasse de CM1-CM2
3 juin 2026Visite de Joigny pour des jeunes en difficulté et en phobie scolaires, avec l'école de la seconde chanceGroupe scolaire
6 juin 2026Journée d'escrime à Dixmont : stand, médiation et démonstrations, en bénévolat50 à 60 visiteurs
13 juin 2026Deuxième journée à Dixmont, en binôme : démonstrations et initiations, en bénévolatTout public
25 juillet 2026Conférence « Game of Thrones : mythe contre réalité »~20 personnes
8 août 2026Conférence sur Le Seigneur des Anneaux : les films de Peter Jackson et les textes de Tolkien confrontés à l'histoire25 à 30 personnes
En coursConseil historique et intervention sur un escape game médiéval à Saint-Julien-du-SaultSur une journée

Interventions commandées par la ville de Joigny et la Communauté de Communes du Jovinien, hors journées bénévoles.

En intervention

Atelier d'épée longue
Atelier épée longue, journée en l'honneur des droits des femmes, Monéteau. Photo d'Armand Crouz.

Parcours

Je lis les sources, et je m'en sers.

Master de recherche en histoire médiévale, consacré à l'usage de la lance dans la Saga de Njáll le Brûlé, en Islande. Animateur fédéral en arts martiaux historiques européens, et instructeur au club d'escrime USC Monéteau jusqu'en septembre 2026.

Je pratique principalement l'épée longue et le Messer. Je travaille aussi l'épée bocle, sur laquelle j'ai réalisé une traduction d'Andre Lignitzer, et la dague. Je lis Fiore dei Liberi, Di Grassi, Liechtenauer et un certain nombre de ses glosateurs. Toutes traditions, avec une préférence pour le XVe siècle.

Ce qui m'intéresse n'est pas de collectionner des faits. C'est que les gens puissent vivre l'histoire autrement, et que le savoir circule sans se déformer en route.

Questions fréquentes

Ce qu'on me demande à chaque fois.

« C'est une vraie épée ? »

C'est la question qui revient à chaque intervention, dès que je sors l'épée. Et ma réponse commence toujours par une autre question : c'est quoi, une vraie épée ?

Non, elle ne tranche pas. Non, ce n'est pas une pièce archéologique. Non, elle n'est pas faite d'un métal médiéval : elle est en acier moderne et homogène, et un peu plus souple que la moyenne. Elle n'est pas non plus copiée sur une pièce précise, même si sa conception aurait été possible à l'époque.

Et pourtant oui, c'est une épée. Elle est en acier, je m'en sers, et ses propriétés sont aussi proches que possible des propriétés historiques. Les deux réponses sont vraies, et c'est précisément ce qui rend la question intéressante.

Combien pèse une armure ?

Avec « est-ce que les épées étaient tranchantes ? » et « combien de temps dure un combat ? », c'est l'une des trois questions que reçoit toute personne qui parle d'histoire médiévale. Elles ne me lassent jamais : elles sont le point d'entrée le plus honnête vers le sujet, et une réponse précise vaut mieux qu'une réponse impressionnante.

Est-ce qu'il y a une démonstration ?

Selon le format et le lieu, oui. La démonstration n'est pas le spectacle : c'est la preuve du propos. Elle sert à montrer une chose qu'aucune image ne montre, c'est-à-dire ce que le corps fait réellement.

Est-ce que vous venez en costume ?

Non, en tenue moderne, et c'est lié à ma manière de travailler. J'étudie le combat sans armure : la tenue de protection que je porte est précisément ce qui me permet de frapper le corps, le visage et les coudes sans blesser personne. Elle fait partie de la méthode.

Le costume, lui, demanderait un travail de recherche à part entière, aussi exigeant que celui que je mène sur l'escrime. Je ne l'ai pas encore fait, donc je n'en porte pas. Cela viendra peut-être un jour, et ce sera parce que le travail aura été fait.

Comment se déroule une réservation ?

Un échange d'abord, pour comprendre votre contexte, votre public et vos contraintes. Ensuite un devis adapté au format retenu. Les sujets peuvent venir de moi comme de vous : plusieurs interventions sont nées d'un « nous avons cette pièce, ce monument, cette date, est-ce que vous pouvez en faire quelque chose ? ».

Contact

Écrivez-moi ce que vous avez en tête.

Une date, un lieu, un public, une envie encore floue : c'est suffisant pour commencer. Je réponds à tout.

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